La location d'un photocopieur professionnel coûte entre 30 et 400 € HT par mois pour le matériel, selon la gamme, le volume d'impression, le format A4 ou A3 et les fonctionnalités attendues. Mais c'est précisément là que se joue le piège : deux offres au loyer identique peuvent cacher des coûts réels très différents. Le loyer affiché ne dit rien de la maintenance, de l'indexation annuelle ou des frais de sortie — et c'est sur ces postes que se creusent les écarts de plusieurs milliers d'euros sur la durée d'un contrat.

Pour lire le coût réel, encore faut-il séparer ce qui relève du matériel et ce qui relève de son usage. Chez TEEMIO, la location et la maintenance sont deux contrats distincts : le premier finance l'usage du photocopieur, le second couvre l'entretien, les interventions, les consommables hors papier et la facturation au coût à la page ou au forfait. Cette distinction permet de comparer les offres sur une base claire, sans confondre le prix de la machine avec celui de son exploitation.

Ce guide vous donne les clés pour le faire : comprendre les formules de location, dimensionner votre matériel au plus juste, estimer le budget global, mesurer l'impact réel sur votre trésorerie, sécuriser votre contrat et reprendre la main en fin d'engagement.

 

À retenir :

  • La location d'un photocopieur professionnel coûte environ 30 à 60 € HT/mois pour une TPE, 80 à 150 € HT/mois pour une PME et 200 à 400 € HT/mois pour une ETI.
  • Les trois principales formules sont la location longue durée, le leasing avec option d'achat et la location courte durée.
  • La location évite une sortie de cash de 4 000 à 30 000 € HT et préserve la capacité d'emprunt, car l'engagement n'est pas inscrit comme une dette au bilan.
  • Chez TEEMIO, la location et la maintenance sont dissociées pour mieux lire le coût réel.
  • Une bonne offre se juge sur le loyer, la maintenance, les clauses contractuelles, la souplesse et les conditions de fin de contrat.

 

 

Pourquoi louer un photocopieur professionnel ?

La location de photocopieur professionnel transforme un investissement de 3 000 à 15 000 € HT en loyer mensuel, sans immobiliser de trésorerie. Ce modèle, largement adopté par les PME et ETI, repose sur quatre leviers : préserver le cash, lisser le budget, éviter l'obsolescence et moderniser ses outils sans investir.

Préserver votre trésorerie dès le départ

Un photocopieur professionnel représente un coût immédiat élevé. La location évite cette sortie de cash : pas d'apport, matériel livré et installé sans paiement comptant. Vous conservez votre trésorerie et votre capacité d'investissement pour votre activité.

Lisser le budget et récupérer la TVA chaque mois

La location convertit un investissement en charge d'exploitation prévisible : loyer mensuel connu à l'avance, loyers déductibles du résultat imposable et pas de pic de dépense lié au matériel. À cela s'ajoute un avantage de trésorerie peu commenté, l'effet TVA. À l'achat, l'entreprise paie la TVA en une seule fois : sur un matériel à 30 000 € HT, ce sont 6 000 € qui sortent du compte courant et ne reviennent qu'à la déclaration CA3 suivante, soit un décalage de 30 à 90 jours. En location, la TVA est facturée mois après mois sur chaque loyer et récupérée au rythme des déclarations, sans avance massive. Pour une PME dont la trésorerie est tendue, ce simple lissage change le profil de cash-flow de l'exercice de mise en service.

Garder un parc à jour sans subir l'obsolescence

Les besoins évoluent vite : volumes, numérisation, sécurité, RGPD, cybersécurité. Un photocopieur acheté reste 5 à 7 ans, même s'il devient inadapté, avec une revente limitée à 10 à 20 % du prix initial. La location permet de renouveler ou ajuster votre équipement et de rester aligné avec vos usages réels.

Moderniser vos outils sans investir

C'est le levier le plus sous-estimé. Un photocopieur loué chez un fournisseur sérieux est systématiquement de gamme professionnelle, avec des standards techniques que peu de PME atteignent en achat comptant. Vous gagnez concrètement sur trois plans :

  • La qualité d'impression et de numérisation : scan recto-verso à passage unique, connectivité cloud native, OCR intégré, finition A3, gestion couleur calibrée
  • La sécurité des données et la conformité RGPD : authentification par badge ou code PIN, chiffrement du disque dur interne, effacement sécurisé, journalisation des accès
  • La maintenance et la continuité de service : pannes prises en charge, pièces remplacées avant défaillance, hotline disponible

 

Les trois formules de location de photocopieur

Toutes les locations ne fonctionnent pas de la même manière. Le bon choix dépend de votre durée d'usage, de votre budget et de votre volonté éventuelle de devenir propriétaire du matériel.

Location longue durée : 36 à 60 mois sans option d'achat

La location longue durée (LLD) est la formule la plus répandue : loyer mensuel fixe sur 36 à 60 mois, sans option d'achat. À l'échéance, vous restituez le matériel ou le remplacez par un modèle plus récent. Elle convient aux entreprises qui veulent lisser leur budget, renouveler régulièrement leur parc et éviter toute gestion de revente.

Leasing avec option d'achat : propriété possible en fin de contrat

Le leasing fonctionne comme la LLD mais ajoute une option d'achat à la valeur résiduelle — généralement 1 % du prix d'origine, parfois 1 € symbolique. À l'échéance, vous choisissez de devenir propriétaire ou de basculer sur un nouveau matériel. Cette formule est adaptée aux entreprises qui veulent préserver leur trésorerie tout en gardant l'option de propriété, un compromis dont le leasing avec option d'achat détaille les avantages spécifiques.

Location courte durée : 1 jour à 12 mois

La location courte durée répond à un besoin temporaire : salon, chantier, pic d'activité, événement ou remplacement provisoire d'un équipement en panne. Elle offre plus de souplesse, mais son coût devient moins intéressant si le besoin se prolonge. Elle doit donc rester liée à une situation précise.

Quelle formule selon votre profil ?

Le choix dépend surtout de votre horizon d’usage.

 

Profil entreprise Formule recommandée Pourquoi
PME stable, visibilité 3-5 ans LLD 36-60 mois Loyer optimisé, zéro gestion fin de vie
PME souhaitant garder le matériel Leasing avec option Possibilité de propriété symbolique
Besoin ponctuel ou chantier Courte durée Flexibilité maximale, sans engagement
Usage stable 7+ ans Plutôt l'achat Coût total inférieur sur longue durée

 

La bonne formule n’est donc pas seulement la moins chère. C’est celle qui correspond à votre durée d’usage, à votre volume d’impression et à votre stratégie d’équipement.

 

Comment choisir votre photocopieur à louer ?

C'est l'étape la plus négligée et celle qui pèse le plus lourd sur votre coût final : un mauvais choix représente couramment 30 à 50 % de surcoût sur la durée du contrat. Quatre critères structurent la décision.

Le volume d'impression mensuel

Le volume détermine la gamme du matériel et la grille tarifaire applicable. Pour le mesurer correctement, ne vous fiez pas à l'estimation d'un commercial : relevez les compteurs réels de vos machines sur 6 mois, intégrez les pics saisonniers (clôtures comptables, campagnes commerciales, périodes fiscales) et anticipez les évolutions à 24 mois (recrutements, nouveaux services, dématérialisation).

La règle de bon sens : viser un dimensionnement à volume réel + 10 à 15 % de marge. Au-delà, vous payez des capacités inutilisées ; en deçà, vous risquez les pénalités de dépassement. L'audit des besoins d'impression cadre cette analyse avec une méthode structurée.

Le format A4 ou A3

Le choix du format dépend de vos usages réels. Un cabinet d'architecture, un service marketing ou un atelier graphique imprime régulièrement en A3 — ne pas y avoir accès devient bloquant. À l'inverse, une PME administrative qui imprime 95 % de ses pages en A4 paye inutilement la capacité A3 si elle l'inclut. L'erreur classique consiste à choisir un multifonction A3 « par sécurité » : sur 60 mois, l'écart de loyer entre un A4 et un A3 équivalent atteint 1 800 à 3 600 € HT.

La vitesse d'impression

Mesurée en pages par minute (ppm), la vitesse doit absorber votre pic d'usage, pas votre moyenne : une PME qui imprime 5 000 pages par mois mais en concentre 1 500 le lundi matin a besoin d'une vitesse calée sur le pic. Repères de marché : 20 à 25 ppm pour les TPE et petites PME (jusqu'à 1 500 pages/mois), 25 à 35 ppm pour les PME standards (3 000 à 8 000 pages/mois), 35 à 55 ppm pour les ETI et structures à fort volume (10 000 à 30 000 pages/mois).

Les options et fonctionnalités

Chaque option ajoutée a un coût mensuel. Hiérarchisez selon vos usages réels :

  • Indispensables pour la majorité : recto-verso automatique, scan vers e-mail et cloud, impression mobile, authentification utilisateur
  • Critiques selon les métiers : OCR, finition (agrafage, pliage, piqûre à cheval), gros bacs papier, sécurité documentaire renforcée
  • Souvent superflus : modules haute production sur volumes modérés, finition complexe sur A4 standard, couleur sur usages quasi exclusivement N&B

Un dimensionnement rigoureux génère 20 à 35 % d'économie sur 60 mois par rapport à un choix « à l'instinct ». Nous développons ce point dans notre article sur les critères de choix d'un photocopieur professionnel.

 

Location et maintenance : deux contrats distincts

Avant de comparer deux offres, il faut distinguer le financement du matériel et son exploitation au quotidien. Chez TEEMIO, la location et la maintenance sont deux contrats indépendants — une séparation qui permet de lire clairement le coût total et d'éviter de confondre le loyer avec les frais liés à l'usage.

Une approche claire et différenciante

Chez TEEMIO, la location finance uniquement l'usage du matériel ; la maintenance couvre l'entretien, les interventions et les consommables hors papier. Ce choix tranche avec les offres « tout-en-un » du marché, qui mélangent matériel et services : résultat, une lecture floue des coûts et une dépendance à un seul prestataire sur toute la durée du contrat. Dissocier les deux apporte trois bénéfices concrets :

  • Vous distinguez le coût du matériel (loyer) de celui de son exploitation (maintenance)
  • Vous pouvez changer de prestataire de maintenance sans remettre en cause votre contrat de location
  • Vous pouvez ajuster le coût à la page ou le forfait sans changer de matériel

 

Comment fonctionne la maintenance ?

La maintenance garantit la continuité de service et évite de traiter chaque panne ou remplacement de consommable comme une dépense imprévue. Selon le contrat, elle inclut les pièces détachées, la main-d'œuvre, les déplacements techniciens, les consommables hors papier ainsi que l'assistance technique et les mises à jour. Le périmètre varie fortement d'un prestataire à l'autre : deux offres peuvent afficher un prix similaire tout en couvrant des niveaux de service très différents, comme le détaille le contrat de maintenance de photocopieur.

 

Coût à la page ou forfait : deux modes de facturation

Deux modèles économiques coexistent, et le choix entre eux dépend de la régularité de votre volume.

Le coût à la page (CPP)

Le coût à la page facture votre consommation réelle : chaque impression est relevée via le compteur et facturée selon un tarif défini au contrat, distinct pour le noir et blanc et la couleur. Le barème observé sur le marché est de 0,004 à 0,009 € HT la page en noir et blanc et 0,04 à 0,09 € HT en couleur. Ce modèle convient aux entreprises qui veulent relier leur budget à leur usage réel. À noter : le CPP est généralement soumis à une indexation annuelle, dont nous détaillons l'impact dans la partie consacrée aux clauses du contrat.

Le forfait mensuel fixe

Le forfait mensuel fixe propose à l'inverse un montant stable incluant un volume de pages prédéfini : un forfait de 100 € pour 5 000 pages reste facturé 100 € même si vous n'imprimez que 3 000 pages. Il simplifie le budget mais devient moins rentable si la production baisse, et convient donc surtout aux volumes réguliers et prévisibles.

 

Ce que couvre le contrat de maintenance TEEMIO

Chez TEEMIO, le coût à la page est de 0,005 € HT par page noir et blanc et 0,05 € HT par page couleur. Le contrat de maintenance inclut :

  • La fourniture de consommables hors papier (toner, tambour, développeur)
  • Le remplacement des pièces d'usure d'origine constructeur
  • La main-d'œuvre des techniciens
  • Un SAV avec intervention sous 6 heures ouvrées en Île-de-France
  • Les mises à jour logicielles et firmware

Seul le papier reste à votre charge. Les prestations facultatives (formation avancée, paramétrages spécifiques, audits ponctuels) sont proposées séparément.

 

Combien coûte la location d'un photocopieur ?

La location d'un photocopieur professionnel coûte entre 30 et 400€ par mois HT, selon la gamme du matériel et le volume d'impression. Le marché français se segmente en trois gammes principales, chacune calibrée pour une taille d'entreprise type.

 

Gamme Loyer mensuel HT Profil entreprise Volume mensuel Exemples de modèles
Entrée TPE 30 à 60€ < 10 salariés 500 à 1 500 pages Sharp BP533WREU,
Canon iRA DXC 259i,
Ricoh IM C300
Milieu PME 80 à 150€ 10 à 50 salariés 3 000 à 8 000 pages Canon iRA DXC C3926i,
Ricoh IM C3000
,
Sharp BP51C26
Haut ETI 200 à 400€ 50+ salariés 10 000 à 30 000 pages Canon iF 5150,
Ricoh IM C6000
,
Sharp BP71C45

 

Les TPE de moins de 10 salariés (500 à 1 500 pages/mois) s'équipent en multifonctions A4 couleur compacts, à 20-25 ppm, adaptés au bureau partagé ou au pool secrétariat.

Les PME de 10 à 50 salariés (3 000 à 8 000 pages/mois) basculent sur des MFP A3 couleur à 25-35 ppm avec fonctions numériques avancées (scan réseau, archivage automatique, impression sécurisée par badge, cloud métier) — c'est le segment le plus demandé en France.

Les ETI de plus de 50 salariés (10 000 à 30 000 pages/mois) s'équipent de machines de production à 35-55 ppm, avec gros bacs jusqu'à 6 000 feuilles et finition intégrée.

 

Les facteurs qui font varier le prix

Cinq variables déterminent votre positionnement dans ces fourchettes :

  • Le volume contractualisé : plus il est élevé, plus le coût unitaire à la page baisse
  • La vitesse d'impression : de 20 à 55 ppm, le ratio de prix peut doubler
  • Les options fonctionnelles : A3, couleur, recto-verso auto, scan vers cloud, sécurité renforcée
  • La durée du contrat : un 60 mois est toujours moins cher mensuellement qu'un 36 mois
  • La marque et le modèle : Canon, Ricoh et Sharp se positionnent à des niveaux comparables

 

Il faut aussi intégrer les clauses contractuelles : une offre à 90 € HT/mois coûte plus cher qu'une offre à 110 € HT si la maintenance ou les sorties de contrat sont moins favorables — un effet qui se mesure à travers le coût total de possession d'un photocopieur.

 

Exemple concret : PME de 10 collaborateurs

Prenons une PME avec un besoin de 3 000 pages par mois (80 % en noir et blanc, 20 % en couleur) sur un multifonction A3. Avec une location estimée entre 80 et 120 € HT par mois et la maintenance TEEMIO au coût à la page, le calcul est simple : 2 400 pages N&B × 0,005 € = 12 € HT, plus 600 pages couleur × 0,05 € = 30 € HT, soit 42 € HT de maintenance. Le coût total ressort entre 122 et 162 € HT/mois, tout compris.

 

Acheter ou louer : l'impact réel sur votre trésorerie

La question dépasse le simple choix financier. Elle repose sur trois critères : votre trésorerie, votre durée d'usage et votre besoin de flexibilité. Et pour un dirigeant ou un directeur financier, l'arbitrage ne se joue pas sur le prix mensuel, mais sur la trésorerie d'exploitation, le besoin en fonds de roulement et la capacité d'emprunt disponible.

Le bilan préservé, l'emprunt protégé

À l'achat, le matériel est inscrit à l'actif immobilisé. S'il est financé par un crédit bancaire, la dette correspondante apparaît au passif : cette double inscription alourdit le ratio d'endettement et peut peser dans une négociation bancaire, un audit de solvabilité ou un calcul de covenants.

En location, le matériel reste la propriété du bailleur : selon les règles du Plan Comptable Général, un contrat de location simple n'est pas porté à l'actif de l'entreprise et figure parmi les engagements mentionnés en annexe. La capacité d'emprunt reste ainsi disponible pour des projets plus rentables : développement commercial, croissance externe, R&D, immobilier d'exploitation.

Une simulation chiffrée pour fixer les ordres de grandeur

Prenons un cabinet d'expertise comptable de 15 salariés équipé d'un Sharp BP-55C26EU, multifonction A3 couleur 26 ppm, pour un volume de 3 000 pages/mois.

 

Poste de trésorerie Achat Location TEEMIO 60 mois
Sortie de cash mois 1 5 218 € (4 348 € HT + 870 € TVA à avancer) 102 € (1er loyer TTC)
Mensualité 0 € 84,79 € HT
TVA 870 € avancés en une fois 17 € récupérés chaque mois
Inscription au bilan Immobilisation à l'actif Hors bilan
Cash préservé année 1 5 218 €

 

Sur 60 mois, le cumul des loyers (5 087 € HT) reste légèrement supérieur au prix d'achat (4 348 € HT), soit environ +12 €/mois. Mais cet écart facial est compensé par les 5 218 € disponibles immédiatement pour l'activité, la récupération étalée de TVA et la maintenance forfaitaire qui élimine les pics de dépense. Pour une PME au BFR tendu, immobiliser cette somme sur un poste non productif a rarement du sens : réinvestis dans la prospection, le stock ou un recrutement, ces fonds génèrent un retour supérieur à l'écart de coût. 

Sur un parc d'ETI multi-sites, la logique s'amplifie : la non-immobilisation de 30 000 € au bilan peut peser bien plus lourd dans une négociation bancaire que le surcoût facial du financement étalé.

Dans quels cas l'achat reste préférable

L'honnêteté impose de poser les limites. Trois profils ont intérêt à acheter pour des raisons strictement financières :

  • une trésorerie excédentaire sans arbitrage d'investissement plus rentable (l'achat évite alors le coût implicite du financement étalé)
  • un usage très stable sur 7 ans et plus, au-delà duquel le coût annuel moyen de l'achat passe sous celui de la location 
  • des volumes faibles et déclinants (moins de 1 000 pages/mois), où la mensualité pèse proportionnellement plus que l'amortissement d'un matériel conservé longtemps.

L'arbitrage complet s'analyse en regard du comparatif entre acheter ou louer un photocopieur, des 4 modes de financement et des avantages fiscaux de la location.

 

Sécuriser votre location : les erreurs et clauses à connaître

Un contrat de location de photocopieur fait généralement entre 15 et 30 pages, et la plupart des litiges naissent de quelques points négligés avant la signature. Voici ceux qui structurent à eux seuls votre coût réel et votre marge de manœuvre — les corriger en amont vaut toujours mieux que tenter de renégocier après coup.

Comparer le coût total, jamais la mensualité affichée

C'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Une mensualité de 95 € HT en crédit bancaire devient 235 € HT quand on intègre maintenance et consommables, tandis qu'une mensualité de 130 € HT en LLD reste 130 € HT tout compris. Le vrai indicateur, c'est le coût total tout inclus sur la durée : loyer, maintenance, coût à la page projeté sur votre volume réel, indexation annuelle et frais de fin de contrat. Toute comparaison qui ne couvre pas ces cinq postes est trompeuse.

Le coût à la page et son indexation annuelle

Le CPP représente une part importante du budget, et il évolue dans le temps. À la fourchette de marché (0,004 à 0,009 € HT en N&B, 0,04 à 0,09 € HT en couleur) s'ajoute une indexation annuelle de 2 à 5 %, une clause qui permet au prestataire d'augmenter chaque année le prix selon un indice. Sur un contrat de 60 mois, l'impact est significatif : un CPP couleur à 0,05 € indexé à 5 % atteint environ 0,064 € en fin de contrat, soit +28 %. Ne regardez donc pas seulement le prix initial, mais aussi son évolution — un plafonnement contractuel autour de 2 % reste une bonne pratique.

Le renouvellement tacite, le piège n°1

La clause de renouvellement tacite prolonge automatiquement le contrat si vous ne respectez pas le préavis, généralement de 3 à 6 mois avant l'échéance, avec notification en lettre recommandée avec accusé de réception. Un contrat de 60 mois peut ainsi repartir pour une nouvelle période complète si la date est dépassée : c'est le litige le plus fréquent en location de photocopieur professionnel. Notez immédiatement la date de préavis dès la signature.

La durée d'engagement et les clauses de flexibilité

Les durées standards vont de 24 à 60 mois : plus la durée est longue, plus le loyer baisse, mais plus l'engagement global augmente (entre 6 000 et 24 000 € HT sur une LLD 60 mois). Alignez-la sur votre visibilité business. Et exigez des clauses de flexibilité : possibilité de faire évoluer le matériel en cours de contrat, d'ajuster le volume, d'ajouter des options (scan, sécurité, finition) ou d'adapter la maintenance. Sans elles, vous risquez de rester bloqué plusieurs années avec un dimensionnement inadapté.

Les conditions de sortie et de restitution

La sortie doit être anticipée dès la signature. En cas de résiliation anticipée, les pénalités peuvent atteindre 100 % des loyers restants dus. En fin de contrat, la restitution peut générer des frais : remise en état, logistique, accessoires manquants ou pénalités de dépassement de volume — une clause non plafonnée peut produire une facture finale de 800 à 2 000 € HT.

Vérifier le SAV réel du fournisseur

Le SAV fait la différence dans la durée. Trois questions à poser systématiquement : quel est le délai d'intervention contractuel garanti et la pénalité associée ? Les techniciens sont-ils internalisés ou sous-traités ? Existe-t-il un engagement de matériel de prêt en cas d'immobilisation prolongée ? Un fournisseur évasif sur ces points ne tiendra pas ses engagements en cas de panne critique.

Pour approfondir, consultez les erreurs à éviter en location de photocopieur et nos conseils pour négocier votre contrat de location.

 

Que faire en fin de contrat de location de photocopieur ?

À l'approche de l'échéance, cinq options s'offrent à vous : renouveler, changer de modèle, racheter, restituer ou changer de prestataire. Anticiper cette étape 6 à 12 mois à l'avance permet d'éviter la reconduction tacite et de reprendre le contrôle sur vos coûts.

Renouveler ou changer de modèle

Renouveler avec le prestataire actuel est la solution la plus simple, mais rarement la plus optimisée : c'est le bon moment pour renégocier le loyer et la maintenance. Si vos besoins ont évolué, la fin de contrat est aussi l'occasion idéale de passer à un matériel plus adapté — un photocopieur de 5 ans est souvent dépassé en vitesse, sécurité et connectivité.

Racheter ou restituer

Le rachat concerne uniquement les contrats en leasing avec option d'achat, à une valeur résiduelle faible (1 à 5 % du prix initial). En LLD, la restitution est l'option standard : elle suppose de respecter les conditions contractuelles (état du matériel, accessoires, délais), sous peine de frais de remise en état.

Changer de prestataire

C'est souvent l'option la plus efficace pour réduire le coût global. Elle se fait en fin de contrat ou en cours via un rachat de contrat de photocopieur. Si vous êtes engagé, TEEMIO prend en charge la transition : analyse du contrat actuel, des loyers restants et du coût de sortie réel, puis construction d'une nouvelle solution sans interruption de service.

Si vous souhaitez sortir avant le terme, la résiliation d'un contrat de leasing de photocopieur détaille les étapes et points de vigilance.

 

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