Aujourd'hui, imprimer un document est un geste si banal qu'on l'exécute sans y penser : un clic, quelques secondes, la feuille tombe dans le bac. Il aura pourtant fallu plus d'un siècle d'inventions, de fracas mécaniques et de ruptures technologiques pour en arriver là. Des lourdes tabulatrices à cartes perforées des années 1920 aux multifonctions connectées d'aujourd'hui, l'imprimante de bureau a traversé toute l'histoire de l'informatique — et l'a souvent précédée.

Cet article TEEMIO raconte cette aventure : comment on est passé de machines qui ne savaient imprimer que des chiffres à des appareils qui dialoguent avec le cloud, quelles technologies se sont succédé, et comment choisir, aujourd'hui, la bonne imprimante pour son bureau.

 

À retenir :

  • Les premières imprimantes naissent dans les années 1910-1920 avec la mécanographie, bien avant l'informatique, et n'impriment alors que des chiffres.
  • Chaque décennie a imposé sa technologie reine : marguerite et matricielle dans les années 1970-80, laser et jet d'encre à partir des années 1980.
  • L'année charnière est 1971 : Xerox invente l'impression laser, qui deviendra le standard du bureau.
  • En quarante ans, le prix s'est effondré : une imprimante laser de bureau valait l'équivalent de plusieurs milliers d'euros en 1984, contre moins de 300 € aujourd'hui.
  • TEEMIO prolonge cette histoire en équipant les entreprises en imprimantes multifonctions laser, à la location comme à l'achat.

 

 

Les grandes dates de l'imprimante de bureau

 

Période Étape clé
1914-1921 Premières imprimantes mécanographiques, limitées aux chiffres
1931 Apparition de l'impression alphabétique (majuscules)
1971 Xerox invente le principe de l'impression laser
Années 1970-80 Règne des imprimantes à marguerite et matricielles
1976 IBM commercialise la première laser (IBM 3800)
1984 La HP LaserJet démocratise le laser au bureau
1988 La HP DeskJet fait entrer le jet d'encre dans les foyers
Années 2000 Multifonctions, Wi-Fi, cloud et impression mobile

 

Aux origines : imprimer avant l'ordinateur

L'histoire de l'imprimante commence bien avant le premier ordinateur. Dès le début du XXᵉ siècle, dans l'univers de la mécanographie, des machines à cartes perforées traitent des données pour les recensements, la paie ou la comptabilité. Mais à leurs débuts, ces machines ne savent pas écrire leurs résultats : il faut relever les chiffres sur des roues gravées et les recopier à la main.

Tout change vers 1914-1921, quand les ingénieurs James Powers et Herman Hollerith — deux pionniers du traitement de l'information — équipent leurs tabulatrices des premières véritables imprimantes. Ce sont des machines à impact, qui frappent des barres porte-caractères contre le papier. Leur limite est de taille : elles n'impriment que des chiffres. Il faudra attendre 1931 pour voir apparaître l'impression de lettres, et encore, uniquement en majuscules.

Ces premières imprimantes étaient des monstres de mécanique. La course à la vitesse était déjà lancée : dès 1934, une machine française signée CMB atteignait 150 lignes par minute, un record qui tiendra près de vingt ans. On était loin du silence feutré d'un bureau moderne — ces engins claquaient, vibraient et tournaient à plein régime dans les salles dédiées.

 

L'ère informatique : le fracas des machines à impact

Avec l'essor de l'informatique dans les années 1950 à 1970, l'imprimante se sépare de la tabulatrice pour devenir un périphérique à part entière. À l'époque, les écrans sont rares et coûteux : l'imprimante est souvent le seul moyen de lire ce que l'ordinateur a calculé. Elle devient indispensable.

Deux grandes familles de machines à impact dominent alors le bureau, et toutes deux ont laissé un souvenir sonore mémorable à ceux qui les ont côtoyées.

L'imprimante à marguerite : la qualité courrier

Inspirée de la machine à écrire, l'imprimante à marguerite apparaît au début des années 1970 chez Diablo Data Systems. Son principe est ingénieux : une roue en forme de fleur, dont chaque pétale porte un caractère en relief, tourne pour présenter la bonne lettre devant un marteau qui la frappe sur le papier à travers un ruban encreur. Le résultat est net, d'une qualité dite « courrier », parfaite pour la correspondance professionnelle.

Son défaut ? La lenteur — la roue devait pivoter pour chaque caractère — et un vacarme caractéristique. Lancée à pleine vitesse, une marguerite évoquait, selon ceux qui l'ont entendue, une rafale d'arme automatique.

L'imprimante matricielle : la reine des années 1980

Plus rapide et bien moins chère, l'imprimante matricielle à aiguilles s'impose comme la machine de bureau par excellence dans les années 1980. Une tête mobile, garnie d'aiguilles (9 puis 24 sur les modèles haut de gamme), frappe un ruban encreur pour former chaque caractère sous forme de points. Moins élégante que la marguerite, elle a deux atouts décisifs : elle peut imprimer des graphiques et changer de police, et elle accepte le papier continu à bandes perforées qui défilait en accordéon. Des modèles comme la Star LC-10 ont équipé des millions de bureaux et de foyers.

À la même époque, une technologie plus discrète trouve sa niche : l'impression thermique, mise au point notamment par Texas Instruments. Son principe est astucieux — pas d'encre ni de ruban, mais une tête chauffante qui noircit un papier spécial thermosensible. Lente et limitée au noir, elle se révèle idéale pour les petites machines compactes, les calculatrices imprimantes et les terminaux. C'est cette même technologie qui équipe encore aujourd'hui la plupart des tickets de caisse.

 

La révolution silencieuse : laser et jet d'encre

À la fin des années 1970, deux technologies vont rendre les machines à impact obsolètes — et, fait notable, rendre l'impression enfin silencieuse.

1971 : Xerox invente le laser

L'événement fondateur se produit en 1971, dans les laboratoires de Xerox à Palo Alto. L'ingénieur Gary Starkweather a une intuition : partir d'un photocopieur et remplacer la lumière qui balaie le document par un faisceau laser piloté par ordinateur. Le principe de l'impression laser est né.

Concrètement, un laser dessine la page sur un tambour photosensible, le toner en poudre vient se fixer sur les zones chargées, puis la chaleur le scelle sur le papier. L'avantage est spectaculaire : on n'imprime plus ligne par ligne, mais page entière, avec une finesse et une vitesse inédites.

Cette filiation avec le photocopieur a laissé une trace inattendue. Pour charger le tambour en électricité statique, les premières laser utilisaient un fil sous très haute tension, le « corona » — qui transformait au passage l'oxygène de l'air en ozone. Ces imprimantes embarquaient donc un filtre anti-ozone, qu'on oubliait souvent de remplacer. Le procédé a été abandonné au début des années 1990 au profit de systèmes plus propres.

La technologie met du temps à quitter le laboratoire. En 1976, IBM commercialise la première imprimante laser, l'imposant IBM 3800, réservé aux centres de données pour les relevés bancaires et les gros volumes. La première laser de bureau apparaît en 1982, signée Canon. Mais c'est en 1984 que tout bascule pour les entreprises : Hewlett-Packard lance la HP LaserJet, compacte et — relativement — abordable. L'impression laser de qualité entre enfin dans les bureaux ordinaires.

Le jet d'encre démocratise la couleur

En parallèle, une autre technologie mûrit : le jet d'encre. Le principe consiste à projeter de minuscules gouttelettes d'encre liquide sur le papier, via des têtes chauffantes ou piézoélectriques. Un ingénieur de Canon, Ichiro Endo, joue un rôle clé dans la mise au point du procédé thermique à la fin des années 1970.

L'atout du jet d'encre est sa capacité à restituer la couleur à faible coût d'achat. Il met du temps à devenir grand public — il faut attendre 1988 et la HP DeskJet pour qu'il entre vraiment dans les foyers — mais il finit par s'imposer comme la technologie reine de l'impression domestique et créative, là où le laser règne sur le document professionnel.

 

Le tournant des années 2000 : la machine devient un hub

À partir des années 2000, l'imprimante cesse d'être un simple périphérique de sortie pour devenir le centre névralgique documentaire du bureau. C'est l'âge des imprimantes multifonctions (MFP), qui réunissent dans un seul appareil l'impression, la copie, la numérisation et le fax.

La rupture suivante est celle de la connectivité. Le Wi-Fi, le Bluetooth puis le cloud libèrent l'impression du câble : on imprime depuis un ordinateur, un smartphone, une tablette, parfois à l'autre bout du monde. Des standards comme AirPrint et Mopria rendent ce geste universel.

Plus récemment, l'intelligence artificielle s'invite dans la machine, avec la maintenance prédictive, le réapprovisionnement automatique des consommables et l'optimisation des coûts. La frontière entre l'imprimante et l'ordinateur s'est presque effacée.

 

Les trois grandes technologies aujourd'hui

De toute cette histoire, trois familles ont survécu et coexistent dans nos bureaux, chacune avec sa vocation.

Le jet d'encre

Idéal pour les bureaux à domicile et les petits volumes, le jet d'encre excelle sur la couleur et les images. Abordable à l'achat, il se rattrape sur le prix des cartouches : son coût à la page reste élevé, et sa vitesse limitée.

Le laser

Héritier direct de l'invention de Starkweather, le laser est la norme du marché professionnel. Rapide, économique sur le volume, d'une netteté parfaite en noir et blanc, il s'impose dès qu'on imprime beaucoup. Son coût d'achat plus élevé est vite amorti par un coût à la page réduit — d'où l'importance de raisonner en coût global, comme l'explique le calcul des frais d'impression.

Le multifonction (MFP)

Plus qu'une technologie, une philosophie : réunir impression, copie, numérisation et fax dans une seule machine, en jet d'encre ou en laser. C'est le choix par défaut des entreprises, dont les fonctionnalités vont aujourd'hui bien au-delà de la simple impression.

 

Bien choisir son imprimante de bureau

Un siècle d'évolution a multiplié les options ; le bon choix se ramène pourtant à trois questions simples.

D'abord le volume et le type d'usage : pour de petits tirages et de la couleur occasionnelle, le jet d'encre suffit ; pour de gros volumes, surtout en texte, le laser s'impose sans discussion.

Ensuite le coût réel, qui ne se résume jamais au prix d'achat : une machine bon marché peut coûter cher en consommables, et c'est le coût à la page qui tranche.

Enfin la connectivité : Wi-Fi, impression mobile et cloud sont devenus des standards dans un bureau où l'on imprime depuis plusieurs appareils. Pour une entreprise, ce raisonnement débouche presque toujours sur un multifonction laser, et le choix d'un photocopieur professionnel suit alors une méthode précise de dimensionnement.

 

Votre imprimante de bureau avec TEEMIO

De la marguerite au multifonction connecté, l'imprimante de bureau n'a cessé de gagner en simplicité d'usage — au point qu'on en oublie la complexité technique.

C'est précisément là qu'un partenaire fait la différence : choisir, installer et entretenir la bonne machine pour ne plus avoir à y penser.

En tant que partenaire agréé Canon, Ricoh et Sharp, TEEMIO vous apporte :

  • Une gamme d'imprimantes multifonctions laser des meilleures marques, à la location comme à l'achat
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